Périgueux a sa caverne d’Ali Baba : la Maison Léon.

Les commentaires de la page Facebook de la Maison Léon parlent d’eux-mêmes : c’est une véritable caverne d’Ali Baba. Et Sandra est heureuse de se plonger dans l’historique des lieux. Ca tombe bien, j’adore les histoires.

Une histoire de famille

Pourtant, seuls les anciens connaissent l’histoire de cette maison familiale née en 1966 à deux pas de la Cathédrale Saint-Front. À l’époque, lorsque le grand-père de Sandra ouvre la boutique, nous sommes très loin de tout ce bric-à-brac d’aujourd’hui. Car Michel est un artiste, grainetier, fleuriste ; il vendait aussi toutes sortes de petits animaux de compagnie. Dorénavant la législation française interdit la vente de ces animaux, mais autrefois, à la Maison Léon, on pouvait acheter un serpent, une tortue, un perroquet, voire même un petit singe.

Lorsque Jean-Michel (le père de Sandra) rejoint son propre père à la boutique, il n’aime pas les fleurs et préfère investir l’une des pièces du sous-sol pour se spécialiser dans l’aquariophilie. Sandra se souvient encore quand il était livré, via des poches d’eau chaude. Ça grouillait de petits poissons !

À la fermeture de l’épicerie voisine, la Maison Léon récupère et propose des produits du Périgord : des vins, des pâtés, puis des poteries de la Vallée Noire, et peu à peu, l’entreprise familiale se tourne vers les articles de souvenirs.

Dans les années 90, la boutique évolue avec l’arrêt de l’aquariophilie, trop concurrencée par les jardineries situées en périphérie. Et lorsque la mercerie de Madame Couturat, à l’angle de la rue Salinière et de la place de la Clautre, ferme, un espace sur la gastronomie locale est créé : épicerie fine, cave…

Un virage plus contemporain

Au début des années 2000, Sandra, forte d’une maîtrise de droit, ambitionne de devenir avocate ou procureur de la République. Et pourtant, elle va décider de rejoindre son père à la boutique.

Il y a 3 ans seulement, Jean-Michel Léon a pris sa retraite, transmettant à sa fille, Sandra, le fruit de son travail.

Consciente des changements actuels d’habitude de consommation, Sandra arrête les souvenirs et réactualise profondément l’assortiment du magasin, proposant ainsi des idées cadeaux plus contemporains ou plus vintages.

La clientèle devient plus variée et plus nombreuse ; cela se bouscule parfois pour descendre dans les sous-sols de la boutique où l’on retrouve des objets de déco, des gadgets, des bougies, des pendules…

En descendant les marches de l’escalier, j’ai l’impression d’aller dans les entrailles historiques de la ville, avec ses pierres apparentes, ses courbes, cette odeur si particulière. C’est autre chose qu’un hangar bardé de tôles !

Les prix sont variés et l’on peut faire un très joli cadeau à 5, 10 ou 20€. Il est également possible de se faire plaisir avec un vaisselier, un canapé… C’est tout l’univers de la maison que l’on retrouve dans ces murs, avec un bel espace cave et épicerie fine.

Avec le temps, Sandra s’est adaptée à sa clientèle, mais elle aime se rappeler quand toute la famille habitait à l’étage du dessus et que des clients sonnaient à la porte, parfois à n’importe quelle heure.

  1. Maison Léon – 9 place de la Clautre à Périgueux – 05.53.53.29.96 –  Maison Léon    Maison Léon
  2. Ouvert du mardi au samedi de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 19 h
  3. L’été 10 h > 19 h du lundi au samedi et ouvert les dimanches de décembre précédent Noël.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *